Ahmed Yahya

Ahmed Yahya pour jouer le rôle?

Avec ses 54 Fédérations, la Confédération africaine de football (CAF) se positionne comme un enjeu majeure à l’élection du président de la FIFA. Le « bétail électoral » que constitue cette partie du monde aiguise les appétits des différents présidents de l’instance faîtière du football mondial. Les prétendants au fauteuil de président du comité exécutif de cette organisation ou le président en exercice use de tous les subterfuges pour s’arroger les faveurs de la CAF, mieux de la contrôler.

FIFA-CAF: Gianni Infantino patauge!

Si le tandem Sepp Blatter – Issa Hayatou a su résister au temps, Gianni Infantino patauge. Le nouveau patron de l’exécutif de la FIFA qui a pesé de tout son poids pour aider Ahmad Ahmad à se hisser à la tête de la CAF en 2017 orchestre les mêmes manœuvres pour renverser le Malgache. A en croire des sources proches de M. Infantino, le président en exercice de la CAF et candidat à sa successeur a pris trop de libertés. Celles-ci ne sont pas goût du Suisse qui pensait avoir porté à la tête de l’instance faîtière du football africain une « marionnette« . Que non. L’ancien président de la Fédération malgache de football s’est très vite affranchi et a pris des initiatives visant à autonomiser le football sur son continent. Cet élan souverainiste est resté au travers de la gorge de Gianni qui s’est résolu à le remplacer, révèle un informateur qui requiert l’anonymat.

Ahmed Yahya sur les pas d’Infantino…

« La CAF doit décentraliser, déléguer et s’appuyer sur les unions zonales pour un pilotage de proximité efficace à l’échelle du continent. Nous allons renforcer le rôle des unions zonales qui doivent se transformer en institutions autonomes capables de déployer efficacement la stratégie de développement de la CAF dans tous les domaines (développement des talents, organisations, compétitions régionales masculines et féminines, formation des cadres et infrastructures). Dans ce cadre, nous allons mettre en place un vrai modèle de régionalisation pour avoir un relais de proximité dans chaque zone du continent, rester connecté avec la réalité du terrain, remonter les difficultés et prendre des décisions rapides, justes et efficaces».

Tel est un aspect du programme d’Ahmed Yahya pour le football africain. Belle initiative peut-on dire. Il convient néanmoins de rappeler que cette gestion zonale du football est la forme de gestion que M. Infantino s’efforce à imposer en Afrique: « Pour des raisons d’ordre administratif, et pour mieux répondre aux besoins de chaque fédération de cette association zonale/territoriale qu’est la CECAFA, nous avons décidé de déplacer le bureau régional d’Addis-Abeba à Kigali«  , informait le Directeur des Associations Membres de la FIFA, Veron Mosengo-Omba dans un courriel adressé aux présidents des Fédérations des zones ou territoires concernés.

L’argent…

Dans son programme de campagne, Ahmed Yahya qu’on présente dans les milieux du football africain comme le « candidat d’Infantino » promet tel que son supposé mentor: « augmenter les moyens techniques et financiers de chaque union zonale ». Gianni Infantino a également tenu la promesse d’octroyer une enveloppe de 120 millions de dollars US à l’Union africaine pour l’organisation des compétitions de football jeune sur le continent. Une grosse contradiction, car il est un secret de polichinelle de dire que la FIFA est formellement opposée à l’ingérence des Etats dans les affaires de ses associations membres. Ce droit de regard des gouvernants tant réclamé a souvent été l’objet des sanctions des pays concernés ou de la mise en place des comités de normalisation  dans de nombreuses fédérations africaines.

Le soutien d’Infantino à Yahya ne date pas d’aujourd’hui

« En Mauritanie, nous avons été les premiers à demander le financement d’un stade. Cette enceinte a été réalisée dans des délais records et lorsqu’une délégation de la FIFA est venue l’inaugurer, elle a été agréablement surprise. C’est par rapport à cela que Gianni Infantino a fait cette déclaration… », s’est défendu Ahmed Yahya chez nos confrères du journal Le Monde qui évoquait le soutien d’Infantino au patron du football mauritanien. Il revient aux président de fédérations membres de porter à la tête de leur confédération un candidat qui défendra les intérêts de l’Afrique et des Africains.

 

 

 

 

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