Paul Biya

Le président de la république du Cameroun réalise, 30 ans plus tard, une promesse faite aux Lions Indomptables quart de finaliste du mondial 90. Heureux de l’exploit réalisé par Roger Milla et ses équipiers à la phase finale de coupe du monde de football en Italie, Paul Biya promettait des logements aux joueurs. Le premier sportif local accomplit cette promesse trois décennies plus tard. Cette réalisation ouvre une boîte à pandore.

Mercredi 05 août, le président a signé un décret ordonnant l’octroi de 22 logements à chaque joueur ayant participé à cette expédition. Ce qui a enclenché moult polémiques dans les milieux sportifs nationaux. Les sons discordants résonnent également au sein de l’équipe quart de finaliste. 

La qualité des maisons suscite des gorges chaudes

Au cours d’une émission radio diffusée sur les ondes de Royal fm, Albert Roger Milla, dénonçait avec véhémence la qualité des logements qui leur sont accordés. A en croire l’ambassadeur itinérant, ils sont tous des pères de familles et des grand-parents. Ils ne méritent pas des logements pareils. Le plus vieux joueur (39 ans) du mondial italien affirme que le président de la république ne peut pas leur offrir de telles habitations. Il refuse au nom de ses coéquipiers d’accepter les appartements qui leur sont proposés.

Les champions olympique 2000 réclament leur part

Certains Lions Indomptables médaillés d’or aux jeux olympiques de Sydney en 2000 crient à l’injustice. Ils estiment que l’exploit est tout aussi retentissant si ce n’est plus que celui de 90. Ils veulent à cet effet être logés. Roger Milla trouve cette revendication mal-placée. Il invite ses jeunes collègues à se calmer:  » Qu’ils restent tranquilles. Les jeux olympiques ne sont pas la même chose que la coupe du monde », laissait-il entendre à Royal fm. Un argumentaire qui a retenti dans les milieux comme un coup de canon. Les mécontents n’hésitent pas à traiter l’ambassadeur itinérant de personne « égoïste ».

Chacun veut sa récompense

Le don de Paul Biya aux Lions Indomptables de 90 est tourné en dérision sur les médias sociaux. Chacun réclame sa côte part: les supporters disent qu’on devraient leur offrir des logements pour avoir supporté la sélection. Les journalistes disent qu’ils méritent également les leur. Tous les athlètes sacrés aux compétitions internationales veulent leur part de récompense. Force est de constater que ce geste magnanime de Paul Biya ouvre une véritable boîte à pandore!

 

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