Magistrat Grah Ange Olivier
L’élection à la Fédération ivoirienne de football cristallise les attentions tant à l’intérieur du pays qu’à l’international. Les hommes politiques, les hommes droits, les sportifs ne cessent de faire entendre leur voix sur le sujet. Le magistrat Grah Ange Olivier n’est pas en reste. Le juriste reconnu pour son franc-parler se prononce sur la décision d’accorder le parrainage de l’AFI à Idriss Diallo au détriment du deuxième vice-président de l’association, Didier Drogba. Grah Ange Olivier commence par des observations:
« Je m’autorise de faire observer aux Dirigeants de l’AFI, qu’en tant que Groupement d’Intérêt, à l’image des Groupements d’Intérêt Économique, ils ont juridiquement et moralement pour objet d’agir dans l’intérêt de chacun de ses membres. En tant que tel, il est contraire à son objet, de parrainer en présence de la Candidature de l’un d’entre eux, celle d’une personne étrangère au Groupement », fait savoir l’homme de droit.
Selon-lui, « le motif invoqué (refus de DD encore en activité de se présenter à l’élection précédente et son absence aux réunions, Ndlr) est inopérant surtout qu’il ne lui est pas reproché de ne pas s’acquitter de ses cotisations. Les absences aux réunions doivent être réglées conformément aux règles disciplinaires internes et l’absence de réaction devant ces manquements marque la défaillance des Organes Dirigeants, affirme M. Grah. Il renchérit: en aucun cas, ces absences ne peuvent justifier des décisions contraires à l’objet du Groupement d’intérêt ».
Le soutien de ses membres
Grah Ange Olivier ajoute:  « la qualité des relations personnelles des Dirigeants du Groupement d’intérêt avec le Candidat issu de ses rangs et avec le tiers bénéficiant de la décision illégale, ne saurait avoir un impact sur leurs obligations statutaires ».
Le magistrat est formel: « Quelque soit le moment où le membre a exprimé sa volonté de se porter Candidat, sa candidature eu égard à l’objet des Groupements d’intérêt prime automatiquement sur celle du tiers, tant qu’elle intervient avant que l’organisation n’ait déjà pris la décision collective de parrainer un non-membre ».
Selon-lui, « le fait que le Membre de l’Association approché « trois ans » plus tôt pour présenter sa candidature à la FiF avait décliné l’offre, ne lui fait en aucun cas perdre les droits qui sont rattachés à sa qualité de membre du Groupement d’intérêts ».
Domoraud ignore les textes
Pour M. Grah, « Le Président de l’AFI, Cyril Domoraud fait preuve dans l’affaire Didier Drogba d’une méconnaissance condamnable de l’objet de l’organisation qu’il dirige. Ceci est susceptible de justifier sa destitution », tranche le magistrat qui enchaîne: Il (Domoraud, Ndlr) prend les promesses que certains des Membres de son Bureau et lui ont fait à titre personnel comme supérieur aux obligations nées de la nature de l’organisation qu’il dirige ».
Les faits de corruption selon le droit pénal
Le magistrat Gah pense que:  » la donation de 10 millions reçue de la part de Monsieur Idriss Diallo, combinée à la décision illégale de le soutenir vient assombrir le tableau, car, elle s’analyse au sens du droit pénal à de la corruption et à de l’achat de conscience ». Ceci est tout aussi condamnable dans les instances du football ». Confère cas Michel Platini.
Statuts modifiés?
A en croire Me Grah « s’il est établi que les Statuts on été frauduleusement modifiés, cela révélerait de la part du Candidat Idriss Diallo, des pratiques illégales et immorales de nature à justifier l’invalidation de sa candidature qui ne peut prétendre diriger une Organisation évoluant dans un environnement aussi délicat que la FIF avec de telles méthodes ».
Source: Opera News

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