Japoma, le stade inauguré sans tambours

Japoma: « Trois minutes de perte de mon latin, devant la caméra de la CRTV »

Il n’est pas sûr, que mon français parlé soit à la taille de l’apprentissage de cette langue à nous imposée, depuis 48 ans pour moi.

En 48 ans d’exercice (apprentissage), je devrais être un expert en maniement de la langue, mais, il y a trop de choses. Là où je suis de temps en temps sollicité, c’est dans le domaine des sports, et moi je préfère les terrains, et je vous ramène gratuitement les faits vécus.

Vous êtes nombreux à vous abreuver à ma source, et naturellement, en demandez chaque jour un peu plus. Mais le travail que je fais-là pour vous, il y a des millions de nos compatriotes qui le font aussi, et nombreux sont ceux qui ont plus d’énergie et de paroles prises ici et là, sont écoutés. C’est bien !

Mais, nous sommes tellement nombreux et ceux qui ont plus d’énergie abondent les plateaux et les réseaux, et ils finissent par être des EXPERTS que les décideurs écoutent. Mais quand on croit qu’on a trouvé beaucoup ou même trop de choses pas vraies dans leurs prises de paroles, et qu’on s’est trompé en prenant des décisions selon leurs discours, alors on revient vers les VIEUX que nous sommes, pour avoir enfin un mot.

Pour mon cas, ma franchise a souvent été mal interprétée, et on m’a prêté des noms (et le dictionnaire en a, mon Dieu) pas seulement d’oiseaux de mauvais augure. Et si je refuse un micro de collègues ou confrères, là encore, les noms qu’on colle à mes quatre petits choisis par mes parents sont d’une longueur…

Me voici donc sollicité par une jeune consœur de la CRTV, en plein stade de Japoma, dans un anonymat géant, le jour de son ouverture pour un match de football. Il y a eu des tas de visites de Ministres de la République, mais le petit reporter têtu qui somnole en moi s’était promis de ne venir ici que si les acteurs portent culottes et maillots, godasses et bas, que si ces derniers vont transpirer. Je n’ai rien contre vestes et cravates, mais je crois qu’il y a des reporters pour ce genre de nombreuses visites ministérielles en ces lieux.

Je suis donc interrogé par Monique Félicité TJOUEN de la CRTV Littoral, après plusieurs acteurs dont certains membres du staff des Lions A’, qu’elle n’a pas eu du mal à déplacer du banc de touche, et qui ont montré leur stupéfaction au regard des rides qui se repassaient sur leurs fronts, montant la joie qui les animait, de voir les couleurs du flambant neuf.

Je suis donc malheureusement un des choisis de la jeune consœur. Mon maillot de l’équipe nationale du Cameroun brille encore, avec ses cinq étoiles flanquées au centre de la poitrine.

La seule chose que je me rappelle avoir dite sans hésiter, c’était mon nom et les médias pour lesquels je travaille.

A la question, qu’est-ce que cela vous fait d’être là, dans ce stade flambant neuf, c’est une grande découverte pour vous ?

Et j’avais peur de décevoir et la consœur émerveillée devant moi qui avait vraiment envie de rallonger sa liste de questions en une seule.

Je pensais surtout, à l’instant, à son monteur qui devait soit me zapper sur le banc de montage (celui-là, c’est un opposant… à l’angle du reportage), soit me choisir parmi les intervenants du vox pop et prendre des coups après de sa hiérarchie.

J’avais aussi peur de décevoir les nombreux Camerounais qui regarderont ce programme si je passe parmi les parleurs. En trois minutes donc, j’ai perdu mon latin.

Mais très occupé à vous produire mon JAPOMA, ECHEC ET MATCH sur www.jri.cm que vous pouvez aller consulter pour les retardataires, et des réactions en milliers qui ont suivi, je ne pouvais pas faire une nouvelle sortie ici sans mon latin.

Je crois que je me suis battu à le retrouver pour dire que NOUS NE SOMMES PAS PRETS.

Ni nous les Camerounais Organisateurs du CHAN dans 17 jours, ni même ce STADE DE JAPOMA dont on vante la beauté. En fait, nous avons l’habitude d’aller au charbon sans être prêts, nos enfants aussi que nous accompagnons le jour de l’examen, et attendons plus qu’eux les résultats, alors que nous savons qu’ils n’étaient pas prêts. Mais cela ne doit pas être la même chose pour les infrastructures.

Ce stade de JAPOMA n’a jamais été livré, parce qu’il y manque des tas de choses. Et comme j’ai vu cette architecture à MOSCOU en 2017, deux jours après la finale de la Coupe des Confédérations qu’on nous présentait déjà pour l’ouverture de la COUPE DU MONDE DE 2018, – j’en ai profité pour avoir une interview exclusive de MARCEL DESAILLY, le Champion du Monde Français (Voir photo du UNE)- comme je l’avais revu pour l’ouverture de la Coupe du Monde en 2018 et lors de la finale FRANCE -CROATIE, alors je sais comment l’autre dont on a voulu faire la copie se portait.

C’est peut-être d’ailleurs, le conflit entre les constructeurs de chez nous, et ceux qui doivent payer pour réceptionner le stade. Il n’est pas prêt! Si on le réceptionne, et ce sera le cas pour le CHAN, il y aura une belle fête, et des milliers d’occasions de selfies, mais, on va courir le risque de l’abandonner dans cet état.

LE STADE DE JAPOMA EST BEAU, UN LIEU DE PÈLERINAGE POUR CERTAINS, UN JOYAUX POUR LE CHAN 2021  A VENIR, MAIS IL N’EST PAS ENCORE PRÊT.

IL PEUT FAIRE LA FIERTÉ DE CERTAINS A CAUSE DU VIDE OBSERVE PENDANT LONGTEMPS, IL PEUT ÉMERVEILLER LES REPORTERS JEUNES OU VIEUX, ON VA MEUBLER ENCORE LES PLATEAUX POUR CÉLÉBRER LA MAGNANIMITÉ DU CRÉATEUR DE CETTE OEUVRE INCROYABLE ET SON DON A LA JEUNESSE, MAIS, LE CADEAU SERA EMBALLE ET CERTAINS NE SAVENT PAS QUE L’EMBALLAGE EST PLUS BEAU.

Bon comme je suis un reporter à le dire sur les milliers d’autres qui vont dire des choses bien, alors, on va faire comme les démocrates. Ils ont le nombre qui leur permet de gagner, mais envoient toujours des noms d’oiseaux à ceux qui ont perdu. Mes jeunes confrères et consœurs émerveillés ne seront pas en reste. Les plus honnêtes vont me dire Grand, CHACUN VIENT FALLA LE NYAMA, LE NYAMA, PERSONNE NE Y A MÔ LE GUEME, LE GUEME

David Eyengue, jri.cm

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