Infantino

La Fédération internationale de football association (FIFA est l’organe de régulation du football sur la planète. L’instance que préside Gianni Infantino gère les fédérations membres ainsi que leurs différentes confédérations. A en croire certaines indiscrétions, fort de ses 54 Fédérations ou voix, l’Afrique est un maillon clé à l’élection du patron de la FIFA. Cet avantage numéraire positionne le continent berceau de l’humanité au centre du jeu électoral à la FIFA. Les présidents en exercice de ladite organisation tout comme les candidats au poste cherchent à avoir le contrôle de la Confédération africaine de football (CAF).

Qui contrôle la CAF gagne la FIFA

Il se dit sous cap que : « qui contrôle la CAF, a toutes les chances d’être élu à la FIFA. Tel qu’en témoignent les sorties médiatiques d’Ahmad Ahmad et son conseiller Samuel Eto’o, le patron de la FIFA a perdu le contrôle de la CAF. On peut d’ailleurs dire que les deux présidents sont en froid. Ahmad n’hésitait pas de décrier en mondovision les tentatives d’inféodation de la FIFA. Le Malgache n’a guère cessé de revendiquer l’indépendance de la confédération dont il a la charge. Ses sorties n’étaient pas vues d’un bon œil dans les arcanes de la FIFA, apprend-on. Toujours selon des informateurs qui ont requis l’anonymat, M. Ahmad qui refuse de se plier au dictat de la FIFA subit les manœuvres des dirigeants de cette dernière qui auraient juré la main sur le cœur de le renverser.

Et, Ahmad Ahmad en paie les frais

Lundi 23 novembre de l’année courante, La chambre de jugement de la Commission d’éthique indépendante « a jugé Ahmad Ahmad coupable d’avoir enfreint les articles 15 (Devoir de loyauté), 20 (Acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages) et 25 (Abus de pouvoir) de l’édition 2020 du Code d’éthique de la Fifa, ainsi que l’article 28 (Détournement de fonds) de son édition 2018 ». L’ancien ministre des sports de Madagascar dénonce cette condamnation. Il a annoncé par voie de communiqué mercredi 25 du mois en cours soit deux jours plus tard que ses conseils : « déposent un appel devant le tribunal arbitral du sport (TAS) ».

Une condamnation stratégique

« Il (Ahmad Ahmad) n’a aucune chance d’être candidat. La FIFA a attendu novembre pour publier cette sentence parce qu’ils sont conscients qu’il lui sera impossible d’avoir les résultats de l’appel avant les élections », nous confie un expert des procédures auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS). Si ce consultant des questions sportives est convaincu que cette sanction de la chambre de jugement de la commission d’éthique indépendante de la FIFA vise à écarter M. Ahmad de la course à la présidence de la CAF, il énonce néanmoins la démarche à suivre par ses conseils pour faire appel : « Avant de faire appel au TAS, ils (conseils) doivent faire appel à la chambre de recours de la FIFA.  S’ils sont rejetés par cet organe, ils devraient saisir par écrit ladite commission pour leur demander « les motivations de leur décision. » C’est avec ces motivations que leurs avocats iront au TAS », relate l’expert avant de conclure : « ils ne pourrons pas avoir de résultats avant mars (période des élections à la CAF, Ndlr). La FIFA a tout calculé », tranche-t-il.

On peut dire qu’avec cette décision de la chambre de jugement de la commission d’éthique indépendante, la FIFA exécute son stratagème ourdi pour écarter Ahmad Ahmad de la présidence de la CAF. Soutenu par de nombreuses fédérations et des chefs d’Etats africains, ce dernier a fait acte de candidature pour un second mandat. Il se dit d’ailleurs qu’il devrait être réélu.

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