Mosengo-Omba

MOSENGO-Omba tente de maintenir par courriel Seidou Mbombo Njoya à la tête du comité exécutif de la Fécafoot. On évoque l’encaissement des rétrocommissions du centre technique de la Fécafoot, à l’origine de ce soutien qui va à l’encontre des textes de toutes les instances dirigeantes du football et du droit. Récit:

 

 

Dans un courriel arrivé au siège de la Fecafoot hier vendredi et étrangement mis sous le boisseau, Veron Mosengo-Omba, le directeur de la division Associations membres de la Fifa, dit qu’il ne reconnaît pas le CPG car ayant été désigné par une AG mal convoquée. Soit. Mais si le monsieur magouilles de la Fifa s’était un tant soit peu rapproché des responsables du département juridique de la Fifa, on lui aurait d’abord conseillé de viser les articles des statuts qui rendent la convocation de l’AG du 2 février caduque. Ensuite on lui aurait fait remarquer qu’il n’a aucune compétence pour juger de la régularité d’une session convoquée par une AG dont il ne dit heureusement pas que les membres sont sans qualité. Enfin on lui aurait fait comprendre que même s’il en avait la compétence, étant donné que les membres de l’AG ont la qualité pour convoquer une session, une fois que les résolutions ont été prises, il existe des voies de recours pour les contester et les faire annuler. La CCA et le TAS en l’occurrence. Une lettre administrative ne saurait remettre en cause la régularité de la tenue d’une AG.

 

Par ailleurs, alors que le TAS, par courrier adressé le 16 février à la SG Fifa et amplié au département juridique, a donné jusqu’au 26 février à la Fifa pour se déterminer sur la régularité de ladite AG tenue le 2 février dernier, on s’étonne qu’au lieu de réserver ses remarques et ses conclusions pour le TAS, la Fifa, par la plume de Mosengo-Omba, décide de perpétuer le désordre dans le football camerounais déjà passablement enlisé. Gageons que dans le courrier qui ira au TAS, la Fifa fera plus d’efforts qu’avec le courrier adressé à Didier Banlock qui, au passage, semble redevenu un SG plein de la Fecafoot et non plus un _ »intérimaire »_ comme Fatma Samoura l’envisageait le 16 janvier dernier. Il faudra démontrer au juge unique en quoi la convocation de l’AG du 2 février ne s’est pas faite dans les règles. Ceci en visant des statuts et des articles pour étayer l’argumentaire. Non pas en se contentant de donner un avis.

Mosengo-Omba
Veron Mosengo-Omba, Directeur des               associations membres de la FIFA

Dans ce courrier daté d’hier, Mosengo-Omba insiste sur le fait que c’est le TAS qui a décidé de maintenir Seidou Njoya et Cie à la Fecafoot essayant de maintenir le flou autour du point 235 dont l’interprétation faite par la Fifa est contestée par le TAS qui a ainsi demandé à ladite Fifa de s’expliquer. Et alors que Fatma et le département juridiquement à qui le TAS a subtilement demandé d’aider la SG, sont en train de se casser la tête pour trouver une porte de sortie, voilà que Veron Mosengo-Omba en remet une couche dans un courrier destiné à faire croire aux soutiens de Seidou au sein du gouvernement camerounais que la Fifa a pris position. Ce qui ressemble à une grosse arnaque, à y regarder de plus près.

 

Car quand on flirte avec le milieu du football camerounais et africain depuis de très nombreuses années, on comprend très vite que l’insistance de Mosengo-Omba et Fatma Samoura à vouloir maintenir en place un exécutif dont l’élection a été annulée par le TAS ne peut se justifier que par le fait que ces personnes essayent clairement de protéger quelque chose. Il s’agit ici de couvrir les malversations et retro-commissions dont tous les médias européens et américains parlent et dont la Fifa est une experte quand il s’agit du continent africain. A cet effet, une enquête sur les travaux du Centre technique de la Fecafoot à Odza devra d’ailleurs être ouverte par les futurs patrons du football camerounais pour faire la lumière sur le flux d’argent entre Zurich et Yaoundé et dont seule une infime part reste au Cameroun. Une source qui est membre de la Fifa nous a confié, avec une voix très grave et un ton assez sentencieux, que les financements de projets Goal ou Forward sont des moyens pour les responsables de la Fifa de s’en mettre plein les poches par un mécanisme de rétrocommissions. _Demandez-vous pourquoi Monsieur Veron a passé 10 jours dans votre pays et pourquoi il encense des travaux que, même avec mon oeil de profane, je peux voir qu’ils n’ont rien à voir avec ce qu’il dit. N’oubliez pas que Mosengo-Omba est un bras de Gianni et qu’en ce moment en Afrique, on parle d’élections à la tête de la CAF. La Fifa qui a tout fait pour écarter Ahmad, a besoin d’argent frais pour battre campagne pour son candidat. C’est la raison pour laquelle Mosengo-Omba fait actuellement le tour de plusieurs fédérations africaines pour récupérer les rétrocommissions qui vont par la suite permettre d’acheter les votes de plusieurs présidents de fédérations »_, a confié notre source avec un petit rire qu’il avait du mal à cacher, même au téléphone.

Ainsi donc, on peut comprendre pourquoi Tsinga qui est toujours si prompte à sortir des courriers qui semblent lui être favorables comme celui d’hier, se mûre dans un silence assourdissant. Il est clair que ce courrier n’avait pas vocation à être diffusé mais devait simplement être remis à leurs amis dans le gouvernement afin de leur faire croire que l’intérim sera assuré par Seidou et Cie. Mais il n’en est rien. C’est le TAS qui tranchera. Rien ne sert d’inonder la Fecafoot de courriers administratifs, il faudrait plutôt songer à répondre au TAS. Le 26 février approche à grands pas. Il ne faudra pas se louer dans sa réponse. Un courrier comme celui d’hier ne suffira pas. Au TAS on fait du droit. Pas de la prestidigitation.

Correspondance particulière

 

 

 

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