Ahmad Ahmad face à la presse

La suspension infligée à Ahmad ne passe pas comme une lettre à la poste. Le président sortant de la Confédération africaine de football et candidat à sa succession, Ahmad Ahmad s’oppose à la sentence rendue contre lui par la chambre de jugement de la commission d’éthique indépendante de la FIFA, le 23 novembre dernier.

Dans un communiqué publié, mercredi 25 novembre de l’année courante, l’équipe de M. Ahmad fait savoir que ses conseils « déposent un appel devant le tribunal arbitral du sport (TAS) ». Cet appel a pour objectif de contester fermement la condamnation prononcée par la chambre de jugement de la commission d’Ethique de la FIFA, peut-on y lire.

A en croire l’équipe de M. Ahmad la décision de la chambre de jugement de la commission d’Ethique de la FIFA n’a pas été rendue de façon juste et impartiale. Toujours selon la même équipe: « de nombreux procédés surprenants ont été relevés », au cours des mois d’enquête dirigés par Mme Maria Claudio Rajas.

Les éléments qui motivent cet appel

Mandat a été donné par la FIFA cabinet d’audit PwC pour investiguer l’administration du football africain, alors même que ce cabinet œuvrait jusque-là pour la CAF et sous mandat de cette dernière, créant ainsi un conflit d’intérêt et un problème de manque d’impartialité évident. De plus, des rumeurs permanentes concernant une possible implication de la FIFA dans le travail de la commission d’éthique résonné dans la presse européenne et africaine. Des fuites d’informations relatives à la procédure en cours – pourtant censée être strictement confidentielles – et systématiquement défavorables au président Ahmad, ont été rendues par voie de presse, empêchant de fait, la tenue d’un travail d’enquête serein. Même l’audition du président Ahmad , auquel a été refusé de présenter une partie de ses témoins, lors d’une audience menée au pas de charge, ne s’est pas mené selon les standards attendus et habituels.

Fort de ce qui précède, l’équipe d’Ahmad fait savoir que:  » un appel sera donc fait devant le tribunal arbitral du sport (TAS) afin de contester cette décision qualifiée par les auteurs du communiqué d' »incompréhensible et choquante« .

Un appel suspensif

Pour ne pas aggraver le préjudice subi par le président Ahmad et lui permettre de mener une campagne en vue de sa réélection à la présidence de la CAF: « cet appel sera assorti d’une demande d’effet suspensif », tranche son équipe.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *